Bonne nouvelle
J'apprends que l'un des sites de poker sur lequel je jouais a fermé et que son proprio s'est fait arrêter. Ça fait des semaines que j'essaye de retirer mon argent de ce site, sans succès. J'avais 8700$ dessus.
Ça fait mal.
Clarification
Qu'on soit bien d'accord, je ne me plains de rien, je ne suis victime de rien, et je suis bien plus chanceux que bien des gens dans la vie. Il y en a qui souffrent réellement, certains n'ont aucune famille, certains sont atteints de maladies graves, de paralysie, de cécité, certains ont perdu des êtres chers.

Je suis bien conscient de tout ça. Alors pourquoi ne suis-je pas plus heureux ? Ce que je veux, c'est simplement changer mon attitude. Apprécier la vie, m'apprécier moi-même et apprécier les gens.

Consciement, je trouve ça tellement stupide et égocentrique d'être déprimé alors que je suis jeune et en santé. Mais c'est comme si cette pensée restait au niveau intellectuel, ça ne pénetre pas plus profondément que ça. Ça ne m'aide pas à m'endormir le soir ou à affronter les matins.
Bleh..
Rajouté un point d'intterogation à la fin du titre du blog...je suis vraiment pas sûr d'y arriver, moral à zéro
On abandonne ?
Eh oui, chassez le naturel il revient au galop !
Moins de 24h après mon billet, voici qu'elle vient toquer à la porte de mon cerveau, la pulsion de revenir en arrière, d'abandonner, de quitter le navire.

Eh puis après tout, personne n'a lu ce stupide blog à part moi. Ça ferait de tort à qui si je laissais tomber ? De toute façon, personne ne prêtera attention ni ne s'interessera à moi, pourquoi essayer ? C'est foutu d'avance.

Saloperie de pulsion...tellement habile et maligne...

Tu sais quoi ?

Je t'emmerde. JE T'EMMERDE.
JE T'EMMEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE !!!!!!!!!!

Je vais le faire. Et des gens vont me lire. Et des gens vont se reconnaître. Et je vais entrer en contact avec ces gens, qui me comprendront, et qui m'encourageront. Et tu ne me contrôleras plus.

Je ne vais pas abandonner.
Questionnement
Je me demande si je devrais envoyer un lien vers mon blog aux personnes qui me connaissent.

Une partie de moi trouve que ça serait libérateur, et peut-être même encourageant. Je ne serais plus obligé de faire semblant, les gens sauraient que je me bats pour essayer d'être heureux.

L'autre partie, bien-sûr, a peur. Peur de la honte surtout. Peur que les gens voient et sachent à quel point je suis pathétique.

Je crois qu'il y a quand même une ou deux personnes assez ouvertes d'esprit et que j'aimerais bien tenir au courant de mon évolution (si évolution il y a...). Je vais probablement leur écrire si ce blog est encore en vie dans quelques semaines.
Petite parenthèse
En surfant sur le web, je suis tombé sur plusieurs blogs ou sites web qui parlent de dépression, ce que c'est, quoi faire pour la vaincre, etc...
Je tiens donc à préciser que je n'ai PAS l'intention d'exposer la "théorie" psychologique de la dépression...je ne suis pas qualifié pour ça.

Ce dont je VAIS parler par contre, c'est du quotidien d'un merdeux déprimé, qui accepte qu'il ne sera peut-être jamais vraiment guéri de la dépression mais qui en a marre d'être un merdeux.

On dit toujours que c'est important de savoir ce qu'on veut dans la vie. Eh bien je n'ai pas la moindre idée de ce que je veux. Mais je sais, oh oui ça je le sais, que j'en ai marre de vivre comme je le fais actuellement. Donc j'ai l'intention, dans les mois à venir, de faire tout mon possible pour me donner les moyens d'avoir ce que je veux, si un jour je découvre ce que c'est !

L'un des buts de mon blog est donc de documenter cette évolution (espérée).

J'aimerais que plus tard, on puisse dire : regarde d'où il est parti et où il est arrivé. Si lui y est arrivé, n'importe qui peut y arriver.
Constat
Très honnêtement je ne sais pas si je peux être heureux. Je pense que le bonheur est une capacité, tout comme être capable de courir, y en a qui courent plus vite que d'autres. Il en découle que je pense qu'on peut s'entraîner à être plus heureux; enfin on verra ça plus tard.

Pour l'instant je trouve ma vie plutôt merdique. Je pourrais décider de me suicider aujourd'hui. Ne plus ressentir cette angoisse permanente, ce noeud dans mon ventre et ce poids oppressant sur mes poumons.

En fait je n'en ai pas le courage, tout simplement. De plus, si la mort (la fin) serait synonyme pour moi de délivrance, ce serait sans doute pour mes proches un évenement dévastateur et le début d'un pénible cauchemar. Je ne peux pas leur faire ça.

Conclusion : à moins d'un accident chanceux, je suis obligé de faire avec cette vie merdique.